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L’Ecosse, l’autre pays du Whisky

Après l’Irlande, nous allons prendre le bateau pour nous rendre en Ecosse, Ici, nous vous proposons un voyage dans les différentes régions

 

Régions whisky Ecosse

 

L’Écosse, terre du whisky

Le whisky est l’eau-de-vie la plus consommée dans le monde, car sa consommation annuelle avoisine les 2,7 milliards de litres. Les producteurs de cette boisson se trouvent dans plusieurs régions du monde comme aux États-Unis, au Japon, en Inde, en Suisse ou en France. Mais les deux pays à l’origine du whisky sont l’Écosse et l’Irlande. Oil & Whisky vous emmènent visiter ces territoires où l’histoire du whisky est intimement rattachée à celle des hommes.

Le whisky, une boisson chargée d’histoire

Parler de l’Écosse revient à évoquer une terre riche en histoire, les châteaux, les lochs, les kilts et bien sûr le whisky. Les quelque 90 distilleries encore en activité en Écosse se répartissent dans plusieurs régions. Chacune d’elle produit une liqueur dont le goût est spécifique et dépend étroitement de la nature et de l’environnement.

Les Highlands représentent la plus importante région productrice de whisky écossais avec 26 distilleries. Elles produisent une boisson au goût affirmé et robuste. Le paysage des Highlands très accidenté et son climat non tempéré donnent du caractère à cette eau-de -vie. Le whisky des Highlands offre une note d’épices, de sel, de genets et même de tourbe pour certaines marques. Célèbre dans le monde, il est très recherché par les amateurs. Le  Royal Lochnagar par exemple constitue le single malt favori des reines d’Angleterre depuis des générations. Ainsi, le nord des Highlands produit une boisson à la saveur iodée, presque marine, mêlée à une note d’épice. L’ouest fabrique un whisky avec un délicat goût phénolique, associé à une senteur de fumée. La partie orientale élabore une eau-de-vie un peu sèche en bouche tandis que celle du centre des Highlands est plus douce, bien qu’elle présente un final légèrement sec.

Les Lowlands et les petites îles écossaises

En 1850, chaque village des Lowlands possédait sa propre distillerie. Aujourd’hui, il en subsiste deux encore en activité, à savoir Auchentoshan et Glenkinchie. Elles produisent un whisky assez subtil, mais fragrant. Son goût est clair et frais. Il présente un final sec avec une saveur accentuée de gingembre. Cette saveur provient du malt utilisé dans sa fabrication et non de la tourbe.

Le Speyside concentre les deux tiers des distilleries écossaises. Celles-ci puisent l’eau pour la distillation dans les nombreuses rivières de la région, ce qui produit un whisky au caractère doux et rond. Il présente néanmoins une note fruitée ou fleurie caractéristique en raison de ses belles plaines fertiles, de son relief vallonné et montagneux, de la proximité de la Mer du Nord ainsi que de son climat.

L’île d’Islay, au sud-ouest des côtes écossaises est très exposée aux tempêtes et aux vents. Les sept distilleries encore en service produisent un whisky à la saveur très marquée en tourbe. Des notes marines et d’algues le caractérisent également. Le nombre de distilleries au mètre carré sur cette île est le plus important d’Écosse.

Orkney, Arran, Jura et Skye

Scapa et Highland Park sont les deux dernières distilleries de l’île d’Orkney balayée en permanence par le vent marin. La tourbe prélevée à différentes profondeurs du sol renferme une grande quantité de racines de bruyère. C’est pourquoi le whisky de l’île d’Orkey associe une touche terreuse à quelques notes de miel de bruyère.

La distillerie Talisker produit du whisky sur l’île de Skye depuis 1830. À partir de 1988, elle fabrique la très réputée gamme de « Classic Malts ». Le goût de tourbe et de fruits secs caractérise son whisky.

Quant à l’île de Jura, sa seule distillerie élabore un whisky avec un parfum délicat composé de notes légèrement salées grâce à son insularité. Ce malt est passablement huileux et doux. Il ne présente qu’une faible trace de tourbe.

Il faut noter que la plus jeune distillerie d’Écosse est située sur l’île d’Arran, car elle n’a vu le jour qu’en 1995. La tradition du whisky de l’îlot remonte cependant au 18e siècle où les distilleries étaient une cinquantaine dans la région.